28 janvier 2006
Une histoire...une chanson !
L'histoire est devenue le texte d'une chanson...
"Il était une fois une rêverie de chaque instant
J'imagine à deux,
Elle, perdue dans les émotions,
Lui, perdu dans les airs,
Elle, poisson nommée EVA
Lui, oiseau, Condor nommé ADAO,
Elle, noyée dans l'Atlantique,
Lui, survolant les Andes vers le Brésil après un long voyage.
Un joli poisson et un bel oiseau s'aimèrent d'amour fou.
Mais comment s'y prendre, mais comment s'y prendre,
Mais comment s'y prendre.
Deux océans,
Deux continents,
Deux éléments,
Deux firmaments,
Deux, deux... et rêver de n'être qu'un.
EVADAO, ADAOEVA s'unirent par un beau matin jusqu'au soir
EVANESCENCE, une étrange petite fille, fruit de leurs deux vies...
Par un vilain matin ADAO reprit son vol vers d'autres cieux...
Cette chanson a, elle-même, son histoire. C'était un simple texte lu par une amie brésilienne, auteur-compositeur et chanteuse. Une mélodie lui est venue spontanément... Paroles et musique, deux, deux, qui n'ont fait qu'un !
Quand le Brésil est là, la musique n'est jamais loin...
04 février 2006
Qu'est-ce qu'un ANAGRAMME ?
du gr. annagramma, renversement de lettres. Ex. gare...rage
"Rien c'est nier!" À vous d'essayer... avec toutes les lettres, une partie des lettres...avec des mots, des noms, des prénoms...
Celui-ci a ma préférence : IMAGE...MAGIE !
Qu'y a-t-il dans ÉCRIRE ?
RIRE...
CRIER...
CRÉER !
11 février 2006
La vie des mots …
Les mots ont chacun leur bagage, un baluchon.
Les mots sont en couleur, en musique. Ils ont une odeur, une texture, du caractère et plus encore. Les mots portent, s’emportent, mais sont porteurs aussi. Porteurs de rêves, porteurs de rires, de larmes comme les porteurs d’eau. Les mots sont en charge et sont chargés. Au silence, les mots s’y ressourcent, ils reprennent leur souffle. Les mots mentent comme ils respirent. Il ne faut pas en croire un mot. Les mots perdent confiance. Ne pas faire de bruit, se faire oublier. Les mots de l’oubli, ils ne vous ont pas tout dit. Les non-dits, dans le secret des mots, que d’émotion !
Où veulent-ils en venir ? Au cœur ! Les mots ne sont plus en baluchon, ils sont en bandoulière. Les mots ont des battements de cœur. Les mots prennent corps, ils s’enracinent, ils laissent des empreintes, des traces. Il faut les suivre ou les précéder, ne jamais se laisser dépasser par les mots du passé, figés. Il faut plonger au cœur des mots et ne pas s’y noyer.
Alors les mots chantent et font chanter. Les mots dansent et font danser. Les mots voyagent et font voyager…
14 mars 2006
Mots couleurs…
Ce matin, j’ai le ventre vide et le désir de vivre. Alors je me promène la tête pleine de mots, de mots de toutes les couleurs. Je dépose sur le trottoir les mots noirs et les mots gris, j’emporte les mots, couleur de l’arc-en-ciel, je les distribue aux passants.
Des mots, rouges passions, des mots, oranges et juteux, des mots, jaunes et acides, des mots verts et natures, des mots bleus et sereins, des mots indigo et doux à l’âme, des mots violets et profonds.
À la fin de la journée, je suis sans mot. Pas tout à fait, il me reste les mots blancs, les mots que l’on ne voit pas, que l’on n’entend pas ou que l’on n’écoute pas.
Pourtant, j’ai mon mot à dire. Des bobines de mots, des mots longs comme des spaghettis, qui s’enroulent autour de la langue, glissent dans la gorge, remplissent mon ventre et restent tapis dans l’ombre, seul endroit où les mots blancs laiteux ressortent. Dans le noir...
21 mars 2006
Kaléidoscope…
Les maisons éclataient de couleur. Je m’éloignais des rivages de l’océan et j’arpentais les ruelles éclaboussées du soleil à midi, à la recherche d’une ombre utopique. J’étais seule et je marchais poussée par une quête désespérée, aspirant à un mirage de fraîcheur pour étancher ma soif. Je longeais les murs, en vain, débusquée par les rayons obliques d’un astre impitoyable. J’allais mourir accablée et asséchée lorsque s’ouvrit à l’ultime instant une porte donnant sur une cour intérieure où, sans y être invitée, je fis escale et je devins l’hôte secrète.
Mes yeux éblouis distinguèrent, jaillissant du noir, un boubou flamboyant drapé dans toute sa splendeur. La femme ainsi vêtue avait une allure de reine, je la baptisais Saba. Une autre femme, à ses côtés, de mise plus sobre, portait un enfant dans son dos qui sommeillait insouciant. Un homme formait le trio et semblait leur proposer quelques présents avec les accents d’un badinage galant. Je ne comprenais pas les paroles, mais j’entendais la musique des mots. Parlaient-ils en dioula, en mandingue ou en wolof ? Je restais tapie dans mon silence et en retrait.
Muette et impatiente de tresser des liens. Me faudrait-il alors tomber les masques de mes origines multiples? *Me faudrait-il oublier les « doinuak » et le « fentigell », faire « Etappe » et être la « diatigui », « motanzi likolo », deux fois « akkin-i-igenni » avant de les rejoindre, après des siècles et des siècles, tous enfants des mêmes ancêtres.
*Me faudrait-il oublier les accents et le badinage, faire escale et être l’hôte, outre-ciel, deux fois outre-ciel avant de les rejoindre, après des siècles et des siècles, tous enfants des mêmes ancêtres.
Mission accomplie, après ma visite chez « De loin », suite à son invitation à participer à la semaine de la francophonie en utilisant les dix mots mis à l’honneur et quelques unes de leurs traductions dans différentes langues…
09 avril 2006
Je fixe les règles du JE...
En allant faire un tour j'ai trouvé "Les règles du je" d'Arcadia...
Je me suis souvenue d'un de mes textes écrit il y a quelques années :
JE a pour règle numéro 1 :
JE se fout de tout, en 2 :
Je se fout de rien
JE aime tout le monde en 3
Je n'aime personne en 4
JE aime l'action, donc en 5
JE bouge beaucoup, en 6 ça se complique
Je ne fait rien.
JE en a marre de ce double jeu !
Il se dit "j'aimerais bien me trouver face à face!"
Mais qui est ce Il, "je ne lui ai rien demandé à celui-la!"
JE a pour règle absolue d'aimer son prochain...
Mais quand même faut pas pousser le bouchon trop loin !
Aimer cet autre Je...
Ben si, ça vient !
À tel point que JE et je ne font plus qu'un...
C'est triste dit JE !
C'est monotone dit je !
Ce n'est plus qu'un monologue !
JE a perdu son pire ennemi,
Je a perdu un bon copain.
11 avril 2006
Abécédaire, abcd, jeu d’écriture…
Un quart d’heure ludique…
Sur une feuille de papier posez sur chaque ligne une lettre de l’alphabet de A à Z, ou de Z à A…Laissez un intervalle d’une ou deux lignes selon que vous écrivez vite ou grand !
Puis « Top chrono, 15 minutes» lancez-vous en acceptant ce qui vient… Pour certains cela prendra la forme d’une courte histoire, pour d’autres une poésie ou pour d’autres encore d’inventaire, de liste…
Jouez le jeu des contraintes de temps et d’écriture instantanée, le résultat vous surprendra !
Vous connaissez déjà ce jeu d’écriture ? Pourquoi ne pas tenter de nouveau l’aventure avec une contrainte très strict : ne pas lever le stylo du papier, encore moins le nez !...
Pas de censure pendant l’écriture, la lecture est facultative !
À publier, si vous le désirez, ici ou chez vous en le signalant…
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
.....
12 avril 2006
Abécédaire de Yann...
Anxieuses visions
Berges lointaines
Contraindre la rouille
Dérive incontinente
Eau-forte des murs
Furie lointaine
Garde nuit
Hautes terres du dessous
Iles sombres
Jalons du vent
Kabbale de mémoires
Luxure des phares
Mer d’autrui
Nage sèche
Opacité claire
Port d’arrache
Quart de vain
Ressac amer
Soupir du temps
Terre tremblante
Usante tangente
Vertige plat
Western de l’estran
Xénophobie incarnée
Yankee rouge
Zoo triste des hommes
Cargo...Embarquement immédiat
Abécédaire d'une passante...
"Bienvenue chez Thanna"
Amstramgram ,
Bise d’un instant
Comme une caresse
Danse cœur d’enfant
Eperdument plane
Fallait pas ?
Geôlière du temps
Hurle au souffle du vent
Immédiatement, sans résignation
Je pense à toi
Karma ou kamasutra …
Luire au plus loin de l’étoile
Mêle mes rires à tes cheveux
Nul ne comprendra
Oublie ton outrage
Possible étreinte
Quant à toi …
Rengaine ta hargne
Suspend tes larmes
Trame ton espoir
Ubuesque hurluberlu
Viens donc avec tes arabesques
Weber c’est mon nom
X c’est classé
Yoyo des Mots
Zut c’est fini …
Allez à la rencontre d'une passante...







