01 septembre 2006
La fin du Voyage...
Après mes « vacances…immobiles et nomades… »
(message du 15 juillet dernier)
Encore quelques "cartes postales", cette fois-ci, chaque texte sera la FIN de quelques-uns des livres dont je vous ai posté le DÉBUT…
Si je vous ai paru "absente" tout en publiant des textes dont je ne suis pas l’auteur…
Mes lectures, je crois, sont révélatrices de ce à quoi j’aspire…
Le reflet de mon âme…
Qui es-tu Thanna ?
Dis- moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es !
Fin du Voyage n° 1…
La dernière semaine, je n’eus pas une heure à moi : il me fallut faire des visites d’adieux à toutes mes connaissances, recevoir les leurs, écrire de nombreuses lettres à Aréquipa, m’occuper de vendre les bagatelles dont je voulais me défaire. Je satisfis à tout, et le 15 juillet 1834, je quittai Lima à neuf heures du matin, pour me rendre au Callao. J’étais accompagnée par un de mes cousins, M. de Rivero ; nous dînâmes chez le correspondant de M. Smith ; après le dîner, je fis transporter mes effets à bord du William Rusthon et m’installai dans la chambre qu’avait occupée la señora Gamarra. Le lendemain, j’eus plusieurs visites de Lima ; c’étaient les derniers adieux. Vers cinq heures, on leva l’ancre, tout le monde se retira ; et je restai seule, entièrement seule, entre deux immensités, l’eau et le ciel.
Pérégrinations d’une paria
Flora Tristan
03 septembre 2006
Fin du livre et du voyage...
Va où ton coeur te porte
Susanna Tamaro
Chaque fois que, en grandissant, tu auras
envie de transformer les erreurs en justice, souviens-toi que la
première révolution à accomplir se trouve à l’intérieur de soi, la
première et la plus importante. Lutter pour une idée sans avoir aucune
idée de soi est l’une des choses les plus dangereuses que l’on puisse
faire.
Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres,
souviens-toi de leur façon de pousser. Souviens-toi qu’un arbre avec
beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre
coup de vent, tandis que, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu
de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillage doivent
pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et
au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, te
couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.
Et puis, quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras
pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi
et attends. Respire profondément, avec confiance, comme le jour où tu
es venue au monde, sans te laisser distraire par rien, attends encore
et encore. Ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur. Puis, quand il
parlera, lève-toi et va où il te porte.
04 septembre 2006
Racines et feuillages...
Chacun, chacune dessine son "arbre de vie" !...
Combien d'arbres arrivent à se déployer dans toutes leurs potentialités ?
J'ai arrosé tant de fois mon arbre recroquevillé dans ses racines noueuses et tourmentées!
À l'été indien de ma vie, je contemple, son feuillage multicolore...
Été indien©Thanna
05 septembre 2006
Le voyage et la rencontre...
Ce matin, tout en pédalant sur mon vélo, je fredonnais à tue-tête dans la forêt, une chanson « Melodia sentimental » du dernier album, Brasileirinho de Maria Béthânia…
Je suis amoureuse de la vie…, d’un bel homme aussi ! Je l’approche à pattes de velours sur le bout de mes coussinets… Est-il Lion? Léopard? Rencontre de deux félins, c’est certain…
Aujourd’hui, j’ai reçu… dans ma boîte à lettres (mail), la pensée du jour envoyée par les Nouvelles Clés :
« Le voyage provoque la rencontre avec l’autre ce qui sera toujours une manière d’aller à notre propre rencontre. »
(Luis Sepulveda)
…et du Chili, un commentaire-cadeau de Bertrand dont le blog Invitation au voyage a rejoint la liste de mes étapes favorites…
Musique… Rencontre…Voyage… et écriture !
La vie à venir…
09 septembre 2006
Fin du livre et du voyage...
J’étendis un bras par-dessus sa petite valise, cherchai sa main. Elle l’enfonça dans la poche de son manteau.
La lune était haut dans le ciel quand nous atteignîmes, au centre du Parc royal, une immense plage circulaire, brillante et lisse, qui avait été autrefois recouverte par les eaux d’un lac. La clarté nocturne faisait courir à sa surface un scintillement d’ondes argentées. Et dans ce mirage lunaire, qui s’étendait jusqu’à la muraille du Kilimandjaro, on voyait jouer les troupeaux sauvages attirés par la liberté de l’espace, la fraîcheur de l’air et l’éclat du ciel. Les bêtes les plus lourdes et les plus puissantes, gnous, girafes et buffles, se déplaçaient calmement le long du cirque enchanté. Mais les zèbres, les gazelles de Grant, les impalas, les bushbucks se mêlaient au milieu du lac desséché dans une ronde sans fin, ni pesanteur ni matière. Ces silhouettes désincarnées et inscrites sur l’argent de la nuit ainsi qu’à l’encre de Chine, glissaient à la surface d’un liquide astral, filaient, s’élançaient, se cabraient, s’élevaient, s’envolaient avec une légèreté, une vitesse, une aisance et une grâce que leurs mouvements, même les plus nobles et les plus charmants, ne connaissaient pas dans les heures du jour. C’était, imprégnée, menée par le clair de lune, une danse folle et sacrée.
Patricia tremblait de plus en plus fort, de plus en plus vite. Et ce fut elle qui saisit ma main et la serra comme si elle se noyait.
- Il est seul, gémit-elle. Tout seul. Pour toujours.
Le premier sanglot fut si difficile qu’il ressembla à un râle. D’autres suivirent plus aisément le chemin frayé.
Patricia se mit à pleurer comme l’eût fait n’importe quelle petite fille, comme n’importe quel enfant du monde.
Et les bêtes dansaient.
Le lion
Joseph Kessel
12 septembre 2006
J'ai deux tanières...
Dis moi où est ta tanière, je te dirai qui tu es !...
J'ai deux tanières...
Chez moi...
et le monde...
Inscrivez-vous sur la "Map monde de Thanna là où votre coeur vous porte !...
17 septembre 2006
Âme rêveuse, âme universelle, âme voyageuse…
Je m’envole vers d’autres cieux. Je contemple par le hublot, des montagnes à l’infini et des neiges éternelles. Le temps s’écoule comme un chapelet de nuages ; quelques rêves plus tard, je retrouve le contact de la terre, je me déchausse, ici ce n’est ni Orly, ni Roissy, ici, c’est de la terre battue. Je marche pieds nus sur la piste…
Mon baluchon n’est pas bien lourd. J’attrape un bus poussif, secoué de quintes de toux, à chaque virage. L’oxygène se fait de plus en plus rare. Le bus n’a pas rendu l’âme, je suis toujours en vie. Où vais-je passer la nuit ? Une ombre au sol me fait lever la tête. Toutes ailes déployées, un aigle tournoie dans le ciel, blanc sur bleu. J’aimerais être peintre. J’écris. Qu’importe ! L’intensité de cet instant ne se perdra jamais. Symboliquement, le vol de cet oiseau a guidé mes pas.
Après une bonne marche, je suis sur le seuil d’un refuge. La porte s’ouvre sur une vaste pièce, j’entrevois autour d’une grande table, des visages au-dessus des bols fumants. Dans l’air de la pièce flotte une énergie de bienvenue mêlée au mystère. Le cercle s’ouvre, je m’assieds et je partage le frugal repas. Tout se déroule en silence. Ce refuge est un couvent. Je me retrouve dans une des cellules où je découvre sous la lumière vacillante d’une bougie, une table, une chaise, un lit et un tableau.
Je m’approche du tableau, bleu nuit, croissant de lune, étoiles scintillantes sur des cimes immaculées.
La beauté du tableau m’a coupé le souffle. Je contemple le paysage, de l’autre côté, l’autre côté de la vitre. J’ouvre la fenêtre sur la réalité et je reste émerveillée pour un instant, pour une éternité…
©Thanna
Voyageur, qui es-tu ?
Voyageur, réveille-toi !
Voyageur, où vas-tu ?
20 septembre 2006
Ambiance et question de ce soir...
Instantanés pris à 19 heures

Coin écriture, fenêtre ouverte sur "mon" séquoia
Samba dort dans le fauteuil sur le balcon...

Table d’écriture, « conte bleu » en chantier
Détail de mes bleuets, semés fin juillet après la canicule
Question du jour…
d’après une citation d’Alfred de Vigny
Qu’est-ce qu’une grande vie ?
Un rêve de jeunesse réalisé à l’âge mûr !...
Quel est votre rêve de jeunesse ?
P.S. Musique d'ambiance, "Desert Blues 2" rêves d'oasis...
24 septembre 2006
Où passer son dimanche ?...
Rendez-vous chez Caroline, pour le concours de la plus grande PAL, Pile (de livres) A Lire, le résultat est à communiquer, avant le 6 octobre minuit, là...
Caroline, c'est aussi les "fenêtres sur cour" ouvertes sur un univers riche en émotions...
Si vous vous sentez un peu seule, rejoignez le Café littéraire de Gaëlle…
Ensuite, aérez-vous en parcourant "Blodeuwedd", au jour le jour avec Kleger, vous y trouverez un concours de peinture et des histoires savoureuses...
Je publierai bientôt, ici, la liste de ma PAL et "le conte en bleu" qui se dessine doucement en mots et en couleurs !...
26 septembre 2006
Épopée... Mélopée... Odyssée...
Voici le résultat de ma PAL, je m’impose mon chiffre fétiche, le numéro 14 que je laisse vacant pour le coup de foudre imprévisible !... Mais je ne peux pas m’empêcher de vous donner aussi le résultat plus poétique en lettres, avec les titres et les auteurs :
1. Nuits des Temps, Norman Mailer
2. L’Amante du Pharaon, de Naguig Mahfouz
3. Au temps du fleuve Amour, Andreï Makine
4. L’Esprit des Lieux, Lawrence Durrell
5. La Montagne de l’âme, Gao Xingjian (à finir)
6. Le partage des eaux, d’Alejo Carpentier
7. Se libérer du connu, Krisnamurti
8. La révolution du silence, Krisnamurti
9. Pérégrinations d’une paria, Flora Tristan (à finir)
10. Le bon Dieu n’a pas d’oreilles, vie de « Gauguin », Pierre Bernier
11. Le Paradis - un peu plus loin, Mario Vargas Llosa
12. La fille sauvage, Jim Fergus
13. Le pied de mon père, Zoé Valdés
14. …………………………………………………
Lorsque je lis l’enchaînement des titres, j’entends une mélopée qui accompagne ma vie…








