Sur la piste de Thanna...

.... au-delà de ses ancêtres, au-delà de la mémoire, liée à toute l’humanité…

02 mai 2006

Mon odeur préférée…

De quels horizons lointains, chacune de mes cellules imprégnées de cette odeur me donnent-elles des visions ?
De quel voyage, mon âme vagabonde rapporte-t-elle dans ses bagages les effluves, suaves et sensuelles, de ces boutons de fleurs blanches ?
Par quelle magie, transportée dans ce patio ensoleillé, je titube enivrée comme sous l’effet d’un baiser ?
Par quel prénom, transmis par mes ancêtres inconnus, l’histoire est-elle racontée ?
Juana  ou Béatrice ?
Deux femmes, deux destins, même époque, où je les regarde évoluer lentement  dans la cour des orangers, « el patio de los naranjos » de Cordoue.
Béatrice, la douce-amère reste figée sur son rêve brisé de jeune épousée à la couronne en fleurs d’oranger, symbole d’une virginité offerte pour l’éternité à un éternel absent.
Juana, la passionnée, dont ni les infusions ni les ablutions de fleurs de bigaradier ne parviennent à calmer le feu qui parcourt ses veines. Juana qui se moque de virginité et d’éternité, qui refuse la présence de son amant constant.
La suite de l’histoire pourrait vous être contée par les orangers séculaires refleurissant à chaque printemps…

La semaine prochaine, c’est promis, je refais la peinture et le papier peint de ma cuisine. Le papier peint  je l’ai acheté, il y a trois ans, attirée par ses motifs, des boutons de fleurs d’oranger. Je vous écris, à la veillée, en sirotant tout doucement une eau parfumée à la fleur d’oranger… Hier, mon fils m’a offert une eau de toilette, je vous laisse deviner de quelle fragrance !
fleursoranger

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03 mai 2006

Grand ramassage des peurs...

Ce matin, à radio "France Bleue-Ile de France", j'entends :
À l'initiative de la Compagnie l'Artifice "Grand ramassage de vos peurs"...
Déposez vos angoisses dans le hall de la mairie du Xéme arrondissement de Paris et dans les centres culturels du quartier selon des règles du "Manuel du Froussard, courageux"...
Cette compagnie présente cet évènement qui donnera lieu à un spectacle théâtral comme un service d'utilité publique : il s'agit pour vous, citoyens-spectateurs, de jeter vos peurs comme on se débarrasse d'objets encombrants.
Pour la compagnie l'Artifice "une peur bien recyclée, c'est du bonheur toute l'année"...

Pourquoi ne pas tenter, ici, une répétition générale !
N'ayez pas peur, allez-y...

poubelle00522

Illustration de Judesigner...

Si vous m'avez suivie ces derniers jours... entre les lignes... j'ai fait le vide du corps et de l'esprit, par le jeûne et le silence pour venir à bout d'une vieille peur qui me colle à la peau... la peur de manquer, d'amour, d'argent, de nourriture, de temps... alors que je suis après de longues années de détachement au seuil de l'essentiel...

Vivre pleinement !



 

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07 mai 2006

Le chien…Animal Totem

La première fonction mythologique du chien, universellement attestée, est celle de psychopompe, guide de l’homme dans la nuit de la mort, après avoir été son compagnon dans le jour de la vie.
J’invite les passionnés de mythes et de symboles universels à lire la suite dans le « Dictionnaire des Symboles » de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant.
Il représente les instincts élémentaires dangereux, l’animus inconscient agissant en liberté : la meute hurlante de la redoutable et maléfique Hécate, messagère des démons, symbole de la mère autoritaire ou possessive.
Gardien du troupeau, il est un symbole d’obéissance, de fidélité et de vigilance.


La médecine de Chien allie la tendre délicatesse du meilleur ami à l’énergie protectrice demi-sauvage, liée aux exigences territoriales. Tout au long de l’histoire, on a considéré Chien comme le serviteur de l’humanité. Chien a été à la fois gardien des enfers, des secrets anciens, des trésors cachés et des bébés, pendant que les mères travaillaient.
Fidèle à sa nature, cet animal mérite la confiance qu’on lui accorde.
L’espèce canine est vraiment orientée vers le service ; la fidélité de ces animaux passe outre aux mauvais traitements reçus. Il semble bien qu’au cœur de tout chien réside un esprit de tolérance qui ne cherche qu’à servir. Dans un esprit de service, par distorsion, certains répondent aux désirs agressifs de leurs maîtres.
La médecine de Chien nous demande de considérer combien aisément notre besoin d’approbation peut dénaturer l’esprit de notre fidélité et de nous poser ces questions :
- Ai-je oublié que je dois respecter ma vérité personnelle ?
- Est-il possible que les commérages et l’opinion des autres diminuent ma fidélité à un certain ami ou à un certain groupe ?
- Ai-je rejeté ou ignoré quelqu’un qui tente d’être un ami fidèle ?
- Suis-je fidèle et sincère à ce qui est essentiel pour moi ?


cartechienChien, animal totem, vous demande de cesser d’avoir peur et de vous attaquer maintenant à ce qui mine votre confiance. La clé, c’est de vous rendre compte que l’ennemi est à l’intérieur de vous. Ayez conscience de vos comportements caractéristiques de la peur, particulièrement d’une peur commune aux humains, la peur de ne pas faire partie du groupe ou de ne pas être approuvé.
Réappropriez-vous le pouvoir d’être fidèle à vous-même et à vos vérités.
Devenez comme Chien – votre meilleur ami !

 Les cartes-medecine, de Jamie Sams et David Carson, Illustrations de Angela C. Werneke, AMRITA Editions

ANTARTICA, film de Franck Marshall
Histoire émouvante inspirée de faits réels où des chiens de traîneaux sont les héros...

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10 mai 2006

Une page nue pour réécrire l'HISTOIRE...

« Mémoires de la traite négrière,

de l’esclavage et de leurs abolitions»


portebleue
Ile de Gorée "la porte bleue"
© thanna

G O RÉ E
Reine des eaux tumultueuses
Sur ton trône de granit
Tu surplombes l’Océan
Et mes yeux te voient parsemé de rêves
De rêves brisés, brisés sur tes galets
Car là-bas dans un pays de la diaspora
Un homme abreuvé de Dieu
Cherche parmi les âges
À renouer le cordon ombilical
Il se souvient d’un matin maculé d’exil
D’une île où le soir résonnent les « assiko »
Qui ne rappellent en rien ses koras du Mandé
Il se souvient du roulis saccadé des eaux
Où glissent les négriers
Des horizons sans fin
Rouges de sève d’innocence
Il se souvient de sa douleur
Gravée sur l’écorce du temps
De sa douleur heurtant la nuit
Au fond des solitudes
Et vomissant le dégoût accroupi dans ses reins
Alors il s’écrie :
Hommes de ma terre
Hommes blancs
Hommes jaunes
Hommes rouges
N’y a-t-il point des hommes bleus
Comme l’espoir ?
Des hommes au cœur justice
Sans race, sans continent ?
Je suis en tous points semblable à mon frère
Le soleil de mon Dieu
Est un soleil pour tous
Les vertus de mon Dieu
Sont en toute créature
Pourquoi voulez-vous
M’enlever ma semence ?
Laissez-moi sortir de terre
Bourgeonner et fleurir,
Que mes fruits éclatés
Nourrissent la faim du monde
Laissez-moi m’ouvrir
Au souffle des quatre vents, qu’il gonfle
Ma robe noire étendard de PAIX
Je suis né au pays
Où je devais naître
J’étais un nénuphar
Sur les eaux de ma terre
Me berçaient les matins d’espoir
Au souffle de légendes
Maintenant je suis l’absent des Grands Jours
Sevré des résonances des koras et des dioungdioung
Je suis l’absent des veillées
Où naissent nos élans
L’absent des danses initiatiques
Dans nos forêts sacrées
L’absent des serments d’honneur
Sous l’arbre à palabre
L’absent des exploits guerriers
Gravés dans la mémoire sans âge
De Dialy le griot
Je suis L’ABSENT
Et je ne peux plus compter mes jours d’absence
Mais à l’humanité
J’OFFRE
La lumière incandescente de l’esprit des âges
Fécondant la sagesse
La genèse d’un cauchemar
Mutilé et muselé
Un hymne solitaire
Sur mon chemin de croix
Des brassées de rêves
Berçant à l’envers le souffle du destin
La cendre de mes projets
Brûlés dans le silence des prières
Une outre de sueur et de larmes
Puisée sur les sillons de l’exil
Un sourire apaisé au soir de ma vie
Un cœur que Dieu arrose pour un perpétuel Pardon
Une page nue pour réécrire
L’HISTOIRE
Où j’épouserai l’AMOUR pour des noces éternelles.

FATOU NDIAYE SOW
Extrait de FLEURS DU SAHEL (NEA 1990) Dakar


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12 mai 2006

Sur la route bleue…

Cette nuit-là, comme chaque nuit, transportée par mes rêves, j’allais vers une autre vie.
J’étais sur une route bleue, cette route longeait une rivière bleue, ce paysage, je pouvais le voir, le toucher comme un tableau. Mon doigt suivait le fleuve de sa source au Delta. Sur les rives du fleuve, j’écrivais un nom avec un roseau que je plongeais dans le bleu de son eau. Je ne pouvais pas lire le nom qui s’effaçait au fur et à mesure que je traçais les lettres. Après un très long silence, j’entendis les premières mesures d’une valse puis je crus reconnaître un air de java qui se transforma en bossa nova. Je voyageais dans l’espace et dans le temps. Je traversais les continents et les océans. Je remontais les fleuves mythiques, du Yang-Tseu-Kjang ou fleuve Bleu au Nil Bleu, du beau Danube, Bleu lui aussi... Ma ballade pouvait paraître sans fondement et pourtant j’étais guidée par un manque lancinant.
Sur la route bleue, je vous ai rencontré. Ange, magicien, personnage de légende, vous aviez vendu votre âme au diable et rencontré Legba, le dieu du vaudou africain. Vous envoûtiez les foules et vous enflammiez le cœur des femmes. Il m’en fallait plus pour être impressionnée, je vous ai tout de même approché et j’ai osé vous demander :
- Qui étiez-vous vraiment Robert Johnson ? Quel était ce manque qui vous a fait prendre la route ? Que recherchiez-vous ?
Pour toute réponse, vous vous êtes mis à chanter accompagné de votre guitare.
Cross Road Blues
Terraplane Blues
Walkin’ Blues
Kind Hearted Woman Blues
Preachin Blues
Me and the Devil Blues
Traveling Riverside Blues

Je venais de trouver la musique bleue, la Delta blues. Cette musique-là, elle explosait comme un volcan. C’était le feu de l’enfer, la terre, le ciel et l’eau. C’était l’Afrique en Amérique. C’était un coin de terre et tout l’univers. Elle résonnait dans mon cœur comme un écho. Elle parcourait mes veines et me sortait par la peau. Mon sang était redevenu le sang de mes ancêtres. Je basculai alors dans un autre monde, un autre temps. Un monde invisible mais visité. Un monde particulier.

Réveillée en sursaut, je revenais sur terre. Vous, vous étiez resté dans le monde des rêves et des légendes. Pendant votre courte et intense vie, vous aviez poursuivi une autre quête mystique que celle de la note bleue, la quête de votre père, pas connu, jamais trouvé.
Nous avons cela en commun, Robert Johnson !
Qui était Noah Johnson ?
Qui était Juan Paetrovar ?

Grâce à vous, Robert Johnson, j’ai compris le pourquoi de  ma couleur  bleue, le Blues la couleur de la mélancolie, du manque d’amour de l’enfant qui ne pleure jamais de peur de ne pas être consolé.

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14 mai 2006

Amitié, Amour, Éternité…

Amitié, Amour ne durent qu’un moment… Lorsque l’amitié et l’amour sont infinis, ceux  que l’on aime disparaissent…
Il y a un peu plus d’un an, Martine tu m’as quittée. J’ai encaissé mon chagrin comme on encaisse un coup, comme un boxeur. K.O., j’étais K.O… Au tapis. Pourtant je savais. Cela n’a pas été une surprise. Tu t’es battue si longtemps, surtout pour tes enfants. Mais je croyais au miracle. Tu n’étais pas éternelle, mais l’éternité s’est manifestée. Tu t’appelais Martine Z. Quelques jours avant ton grand départ, j’ai reçu une lettre signée Martine, même écriture, j’ai cru que c’était toi. Non, c’était une autre Martine rencontrée une seule fois, il y a quatorze ans. Elle me contactait malgré ce temps écoulé…
Où est le signe d’éternité ?
Lorsque j’ai voulu noter ses coordonnées, son nom commençait par un Z, comme le tien. J’ai inscrit son nom tout à côté du tien, cette nouvelle amitié prenait le relais et venait me consoler !...
Demain, Jean je t’accompagne à ta dernière demeure, toi le grand voyageur tu es parti pour un ultime voyage. Tu n’es pas immortel Jean, mais quel sera le signe de ton immortalité ?...
Ce soir, je publie quelques mots de toi :

"Renaissance...changement de peau…
Rosée...à découvrir nus pieds…
Soleil...rond que l’on dessine le matin et que l’on gomme le soir !
Bourgeon...prélude à la naissance, graine de poète au printemps…

À l’extrême limite d’une tige verte comme l’herbe tendre, le bourgeon dirige vers le bleu du ciel ou celui d’un parterre de jacinthes, une pointe d’un vert lumineux, comme pour signaler la renaissance bienvenue d’une feuille qui bientôt jaillira de cette petite boule jaune vert."

 

Tu es né un 2 mai, tu es parti un 3 mai après avoir semé des graines de poète au printemps !
Je te fêterai à chaque printemps et aux feux de la Saint Jean...

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15 mai 2006

Le romancier, l'inconnu, le voyageur…

"L’âge aidant, le romancier finit par comprendre que l’inconnu, qui est lui-même, écrit tout simplement l’histoire de son âme. Il a pour cela son langage, ses ruses, ses silences. Les fables qu’il imagine font partie d’un vaste ensemble d’allusions fugitives et d’énigmes indéchiffrables. Tout en livrant son secret, il le déguise. Il veut raconter, c’est sa vocation et la raison de sa mystérieuse présence, mais il ne veut pas être compris trop vite de celui dont il guide la main, car alors le romancier se réveillerait. L’homme qui croit écrire des romans marque sans le savoir les jalons de sa destinée. Avec ses effrois, ses faims et son indomptable espoir qui a raison de toute logique, le voyageur s’est mis en route sous l’œil de l’ennemi. Mais la forêt de ce monde n’est pas si épaisse qu’il ne puisse rêver d’en sortir, pourvu qu’il marche toujours droit devant lui, dans l’ombre, la pénombre ou le demi-jour."

Julien Green
Le Visionnaire
préface de la réédition1975

Une pensée particulière pour Ségolène...

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16 mai 2006

Jeu d'écriture...un tautogramme…

Écrivez un texte dont tous les mots commencent par la même lettre…
Ne tolérez que les articles (le, la, les…) et prépositions…
(Ex. : Tante Thérèse tousse tout le temps)

Lancez-vous le plus « spontanément » possible dans cette aventure. Acceptez cette contrainte en savourant votre contrariété ou votre amusement à ne pas pouvoir écrire ce que vous voulez ! Pour cela, accordez-vous un minimum de 10 à 15 minutes…

Si vous ne cherchez pas à écrire un texte « sensé » vous serez étonné du résultat…

Cet exercice est un véritable remède contre l’écriture routine !

Tirez au sort une consonne, à l’exception de k, w, x, y, z, en ouvrant un livre au hasard…

Vous pouvez publier ici ou chez vous, en nous le signalant, le texte intégral ou vos plus belles perles !

C’EST PARTI…


P.S. Une contrainte est là, pour la suivre à la lettre OU pour la contourner !
Ensuite, si vous le désirez, vous pouvez recommencer en vous constituant une réserve de mots avant d’écrire…

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20 mai 2006

Un TAUTOCOCO… tautogramme collectif composé…

Dans la cambuse du Cargo, les canailles des caraïbes caracolent, car le capharnaüm des cales du caboteur cache de cahotantes cargaisons: Cacao du Cap, camélias des calanques, caviar cancalais, cacatoès cacochymes, cabécous de Calais, carmélites callipyges, capotes de capucins, caramels au cassis, cartables en caoutchouc, cassolette de castra, camembert calabrais, cannes de caribous, catogans de Cadoudal, cannabis de cahors, caleçons cajuns, caryotypes cabotins, carabes cabossés, capucines calédoniennes camelote cassée, calissons de castor, caches-sexe et caches-nez, cacahuètes en cataplasme, cachets de cactus, calembours cracras, carabines canadiennes, calebasses caritatives, cabillaud cariés, cakes de calife, cajous casaques, caillasses en casse-croûte, café des Canaries, cafards cafardeux et caisses de canettes (et cætera) … caressent en catimini le calfat de la carène…

Dans la jungle, Juan jugula le jaguar.
Dans le jardin, Jacot, juché sur son juchoir, jactait dans son jargon et jura en javanais :
"Ta triche te tuera tortueux traître ! Zut, z’aurais zoué zans zozoter zi zavais zu !"
Sous les jaborandis et les jojobas, les joueurs jasaient et juxtaposaient leurs jetons et leurs jokers jusqu’au jackpot. Sous les jacarandas, Juana et Jovita, les jouvencelles et jumelles juponnées, se jetèrent en jubilant dans une java jouissive.
Ce jeudi, les jangadas, jonques jaunes, jonglèrent avec justesse entre les joncs.
Dans le journal du jour, Jojo le Jamaïcain sans jambes fut jugé pour jalousie.

"Debaixo da pia tem um pinto
quando a pia pinga o pinto pia!
Tres pratos de trigo para tres tigres.
O rato roeu a roupa do rei de Roma."

Etrange étrangère, être égarée en enfer. Enfant des elfes enlevée un été, échangée contre une énorme émeraude, emmenée vers un époux d’étain. Esclave emprisonnée, enchaînée, entourée d’ennemis, l’espoir évanoui. Enfuis l’émerveillement, envolé l’émotion d’ébats éphémères auprès d’éphèbes épris d’elle. Son être écrasé par l’effroi, empalée. Son esprit s’est échappé, il s’est éloigné de cet endroit d’exécution et s’est envolé vers l’Eden, étincelle d’étoile pour l’éternité…

- Reviens, regarde, reste, rentre, le repas refroidit ! [Il rentre, rêveur].
Demeurent, rances, les rires rouges de la rencontre, les rêves rauques des récréations, les râles revêches de leur ruine. La route rétrécit en ruelle. Rien ne reste à refaire. Rien n'est reprisable. Rouille en rumeur. Robe de rage.
- Rose... réveille-toi... nos ronces resteront les reines de nos rails... notre royaume un rasoir... renions nos rives... régurgitons nos rêves... repousse-moi!

- T’es toi avec tous tes talents !
Tam Tam ! Ôte tes tatouages, tes tatoos qui te tiennent attelés. T’as tout en toi pour atteindre les étoiles, tisser ta toile... Touche à tout, tente tout, teste tout ! du timbre à la toile, tant de matières, de textures, de teintes à tamiser touche par touche pour te trouver. Tête-à-tête avec toi, trouve ton trésor, ton théorème, ton totem. Entre en terre intérieure, sous ton toit t’es chez toi et t’as tout en toi pour pister ton étoile, dix étoiles, mille étoiles…

La louve laissera longtemps louvoyer les louveteaux laborieux...

Sur le sordide sentier, solitaire, le sorcier s'avance sans sourciller, les sables se serrent, s'entassent, s'assient, sans savoir le sens. Sorti sur son sonnet, Sartre serre sa sangle, soufflant sur le sale sourire de sa soeur ! Son sens se soucie de savourer son sacrifice sonnant sous ses sabots. Surpris? Le sorcier se sert sûrement sans s'économiser de sa sournoise science sombre !

Chapeau !
Sans chichis
C'est chou
Très chouette !


Argile rouge, Cargo, Eden, Judesigner, Myriel, Nessy, Ségolène, Thanna, yo
pour retrouver qui qu'à fait quoi... voir les commentaires du post précédent...

Posté par Thanna à 17:31 - Atelier d'écriture et de jeux... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2006

Coquelicot…Haiku...

À Yo...

Dans les champs
Tous les coquelicots
Rient aux éclats !

coquelicot
© thanna

Posté par Thanna à 21:04 - Atelier d'écriture et de jeux... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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